Qui était Hugo Chavez ?

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Alors qu’aujourd’hui le Venezuela semble de plus en plus instable, voici un article made in Vpolitique en hommage à ce dirigeant exceptionnel.

Rappel historique :

Après 2 ans de combat contre un cancer, Hugo Chavez décéda le 5 mars 2013 à l’âge de 58 ans. Le 7 octobre, il avait été réélu pour la 4e fois consécutive aux présidentielles. Chavez n’avait pas pu prêter serment en janvier comme le prévoit la Constitution, en raison de la détérioration de son état de santé. C’est Nicolas Maduro qui assurera l’intérim du président. Il sera ensuite réélu et il est toujours l’actuel président.

Un ancien militaire

Hugo Chavez Frias (de son nom complet) est issu d’une famille modeste (ses parents sont instituteurs). Il est né en 1954 à Sabaneta, dans le sud du pays. Il incorpore l’armée en 1975, en tant que sous-lieutenant, il poursuit sa carrière militaire jusqu’en 1992.

Il a fait de la prison après un coup d’état raté

Le 4 février 1992, le lieutenant-colonel des parachutistes Hugo Chavez prépare un coup d’État avec un groupe d’officiers pour renverser le président Carlos Andres Perez, suite à la répression violente de manifestations de rue.

Cette tentative de putsch fût un échec. Il termina emprisonné suite à cela pendant deux ans, mais il signe, paradoxalement, son premier coup d’éclat médiatique.

Un grand admirateur de Simon Bolivar

Le projet socialiste de Chavez est inspiré de Simon Bolivar (1783-1830), figure emblématique de l’indépendance de l’Amérique du Sud acquise contre les colonisateurs Espagnols. C’est aussi un grand symbole anti-impérialiste. Ainsi, depuis la réforme constitutionnelle de 1999, le nom officiel du Venezuela est « République bolivarienne du Venezuela ». En 2005, Chavez crée l’Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba) pour promouvoir la coopération entre les États socialistes de la région.

Cible d’un coup d’État

En avril 2002, après de nombreuses grèves dans le secteur pétrolier durement réprimées, un coup d’État est fomenté contre Chavez. L’aide de militaires loyaux et la mobilisation de milliers de sympathisants lui permettent de regagner le pouvoir après quelques jours de troubles.

Plus de 2 000 discours à la télé

Hugo Chavez est accusé par ses opposants et par une partie de la communauté internationale d’être autoritaire, de concentrer tous les pouvoirs et d’avoir la main mise sur les médias. Il a nationalisé plusieurs chaînes de télévision et radios, qui ont été à sa solde. Dans les faits, il est important de souligner que de nombreux médias privés (avec fort taux d’audience) n’hésitaient pas à le critiquer quotidiennement (et ce malgré sa popularité). La liberté d’expression n’a jamais vraiment été un problème au Venezuela.

Les discours fleuves du président (les « cadenas ») dans lesquels il fustige l’impérialisme et vante les mérites de son régime sont obligatoirement retransmis en direct. Entre son investiture en 1999 et le 3 février 2010, on enregistre 2 000 interventions de ce type, pour une durée équivalente à 2 mois pleins sans interruption. De janvier à août 2012, Chavez a bénéficié de « 136 heures et 20 minutes d’antenne », dénonce Reporters sans frontières.

En 2009, il a fait adopter par référendum un amendement permettant la réélection indéfinie du président (avec accord populaire).

Il était un ami de Castro, Kadhafi, Ahmadinejad et Bachar Al-Assad

Disciple de Castro, Chavez a développé une coopération étroite avec Cuba en matière économique, politique et militaire. Son positionnement idéologique anti-impérialisme américain l’a amené à soutenir lors de crises internationales le président iranien Ahmadinejad, le colonel libyen Kadhafi ou le président syrien Bachar Al-Assad.

Etat des lieux du pays sous la période Chaviste

Les programmes sociaux mis en place par Chavez (les « missions ») ont assis sa popularité auprès des classes populaires. Les taux de pauvreté, de chômage, d’analphabétisme ou la mortalité infantile ont fortement diminué lorsqu’il était au pouvoir. Ces bons résultats n’ont néanmoins pas totalement permis d’endiguer l’insécurité et la criminalité. Le pays resta en proie à une inflation galopante (26,7% en 2011, selon la Banque centrale) et une corruption endémique (le Venezuela est 172e sur 182 dans le classement 2011 des pays les plus corrompus établi par Transparency International). Cette corruption pourtant vue comme l’un des combats principaux de Chavez persiste encore grandement aujourd’hui (même si il y eu une embellie à la fin des années Chavez). Ce sont notamment les réseaux élitistes anti-Chavez, les ONG pro-USA et les grands groupes qui maintiennent encore aujourd’hui ces mauvais chiffres…

Le Venezuela est un pays encore en développement, classé 50e pour le PIB / habitant (PPA) par le FMI. Son économie est essentiellement tournée autour du pétrole et du gaz naturel, secteur qui représente 95 % des exportations et 25 % du PIB. Le pays est un important producteur de pétrole et un membre fondateur de l’OPEP. Il est le pays possédant la première réserve prouvée de pétrole au monde devant l’Arabie Saoudite (ce qui explique en partie les convoitises occidentales sur ce pays). Le seul inconvénient étant qu’il nécessite une extraction coûteuse. Le Venezuela est membre du Mercosur (marché commun des pays d’Amérique Latine).

Le Venezuela est la cinquième puissance économique latino-américaine en termes de produit intérieur brut, après le Brésil, le Mexique, l’Argentine et la Colombie avec un PIB estimé à 367,5 milliards de dollars en 2013 selon la Banque Mondiale. Le revenu national par habitant est de 12 550 dollars en 2013, soit au-dessus de la moyenne des pays d’Amérique latine et de la Caraïbes (9314 USD en 2013).

Dans ce pays pétrolier, le carburant est fortement subventionné et coûte moins de 2 centimes d’euro le litre. Malgré les exportations d’or noir, les comptes de l’État accusent un déficit important financés par la création monétaire et induisant une très forte inflation (nettement et continuellement aggravé depuis la mort de Chavez). Les prix de certaines denrées de base sont fixés par l’État.

Caracas (photo ci-dessus) est le centre économique, financier et industriel du Venezuela. L’industrie manufacturière est apparue dans le pays au cours du xxe siècle. Hormis le pétrole, le pays est un producteur d’acier, d’aluminium, de ciment et de pneus. L’industrie automobile est présente au Venezuela depuis les années 1990, avec l’installation notamment de la société américaine Ford.

Une intéressante vidéo publiée en 2013 de Michel Collon vous permettra de compléter votre recherche sur H. Chavez :

Sources :

caminteresse.fr/economie-societe/hugo-chavez-mort-huit-choses-a-savoir-venezuela-1151918

protostarmonsite.blogspot.be/2013/03/adieu-commandant

chavezhugo.wordpress.com

recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/hugo-chavez-biographie-parcours-politique

wikipedia.org/wiki/Venezuela

youtube.com/watch

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