Quels sont les atouts de la Russie face au mondialisme ?

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Le mondialisme se résume comme étant une vaste idéologie partagée par les élites (principalement américaines et européennes). Le but de cette idéologie est de créer un seul gouvernement sur Terre. Pour rappel il est important de différencier le mondialisme de la mondialisation. Alors que le mondialisme est une idéologie politique de fait, la mondialisation est un processus économique répétitif dans l’histoire affectant la Terre entière de par l’explosion du nombre de technologies, de moyens de transports, du commerce international, etc… Outre l’idée de créer un seul Etat sur Terre, le mondialisme se résume par un vaste transfert de compétences auparavant gouvernementales vers ce que de nombreux politologues appellent la « gouvernance » (c’est à dire des institutions non-étatiques supranationales telles que l’UE, le FMI, l’OMC, l’OTAN etc…).

Face à cette vision, certains pays ont su développer des capacités de résistance intéressantes, c’est notamment le cas de la Russie. Souvent décrite par la dissidence politique européenne comme étant leader dans la contestation au mondialisme, la Russie fascine. Elle a su mettre en oeuvre un véritable « contre-système » face au « système ». Un nouveau bras de fer semble se jouer à nouveau entre Est et Ouest mais cette fois sur base d’un nouveau clivage : mondialisme vs souverainisme. Alors que l’Amérique prône un monde unipolaire basé sur l’idéologie mondialiste, la Russie, elle, met en valeur une vision multipolaire basée sur le droit à l’autodétermination des états et la tradition avec en arrière plan une mondialisation strictement économique gardant pour unique rôle la redistribution des richesses…

Quelles sont ces caractéristiques qui font que la Russie sait résister face au mondialisme ? Vpolitique vous propose un tour d’horizon sur ce sujet complexe et passionnant.


Une résilience exceptionnelle face aux difficultés de l’histoire

La Russie est un pays millénaire, pluriculturel et plurinational qui a vécu l’un des romans nationaux parmi les plus sanglants de l’histoire. Et c’est sans doute cela qui confère à la Russie cette force qu’elle a encore aujourd’hui. Un peuple uni derrière un nationalisme défensif historique malgré de nombreuses différences notamment religieuses et culturelles donne au pays un atout de taille : résister aux effets néfastes de la mondialisation et surtout au mondialisme. Le fait d’avoir de nombreuses traditions et croyances encore fortement ancrées dans la conscience collective permet aux peuples du pays d’avoir un excellente capacité à encaisser les coups les plus durs. « Un peuple qui oublie son passé est un peuple condamné à le revivre » disait Winston Churchill. Il avait compris cela sur la Russie et ce, malgré son profond mépris pour Staline. La mentalité russe se résume à cette citation. C’est un peuple qui apprend du passé pour se perfectionner. Ils ont vu ce que c’était l’URSS, le bon, et le mauvais. Ils savent aussi ce qu’a été le tsarisme ou encore la très récente plaie libérale qu’on été les années 90. Ces traumatismes conjugués aux événements extrêmes qui ont frappé le pays comme nulle part ailleurs ont forgé l’âme russe. Et cette âme est le salut du pays, sa survie. Cela, Poutine l’avait bien compris dès son arrivé au pouvoir notamment face aux oligarques, aux banquiers mondialistes et autres mafias qui s’étaient emparés du pouvoir dès la chute du communisme. Le pays tout entier avait déjà montré des signes. Plus jamais la population ne voudra revivre les heures sombres de l’URSS, pas plus que le libéralisme.

Une économie continuellement solidifiée

L’augmentation du niveau de vie en général ainsi que les salaires sont sans équivoque. La Russie vit mieux qu’elle ne l’a jamais été. Fini les famines, les logements collectifs à la soviet ou on croisait ses voisins aux toilettes. Entre 2000 et 2013, la richesse a été multipliée par 9. Et la proportion de russes vivant avec moins de 5 dollars par jour est passée de 35% en 2000 à 11% en 2013. La classe moyenne, quant à elle, consomme mais épargne peu, le traumatisme des années 90 restants encore très présents dans la pensée collective. Le nombre de PME, lui, explose, cela est dû en partie aux faibles taux d’intérêt. De nouveaux géants dans divers domaines économiques émergent. Le PIB a été multiplié par 22. On constate que le PIB a constamment évolué de manière positive depuis l’installation au pouvoir de Vladimir Poutine en 1999 (élu président en 2000). Le seul accroc a eu lieu entre 2008 et 2009, cette année-là le PIB de la Russie a diminué sous l’effet de la crise mondiale. Depuis, celui-ci a repris sa marche en avant et les experts prédisent que le PIB de la Russie devrait continuer de croître pour atteindre plus de 3000 milliards en 2017.

Graphique présentant l’évolution du PIB de la Russie depuis 1992 ...

Note : le graphique date de 2012 (et n’a donc pas calculé dans ses prévisions l’impact des sanctions occidentales de 2014 etc…).

En ce qui concerne la monnaie, la valeur réelle du rouble reste très sous-estimée. Et cette sous-évaluation a des effets finalement assez positifs sur l’économie russe. Cela provoque une certaine accélération de l’économie du pays notamment du secteur industriel et agricole (et c’est sans compter les sanctions européennes qui ont fait gripper en flèche ces secteurs). Rappelons que le secteur industriel a subi une énorme saignée durant la phase libérale des années 90 à coups de privatisations, de délocalisations et de licenciements massifs. Avec les années, le pays a su retrouver une puissance industrielle digne de ce nom. De quoi rivaliser avec certaines économies parmi les plus développées ? Pas encore ! Le chemin à parcourir reste important.

Bien qu’ayant retrouvé une croissance stable et revue de plus en plus à la hausse, les problèmes principaux restent présents : la dépendance envers les exportations d’énergies, d’hydrocarbures et de matières premières. Mais des solutions sont en train d’être apportées, petit à petit. Cette dépendance envers les exportations de pétrole et de gaz n’est dangereuse que si elle reste à destination des marchés européens dans le long terme. La Russie sait que le levier du gaz s’effrite en Europe et s’emploie donc depuis un certain temps à diversifier grandement ses partenaires commerciaux, à commencer par la Chine. En effet, l’Empire du milieu devrait être une source de devises plus fiable pour les exportations d’hydrocarbures russes. D’autant plus que le secteur industriel comble de plus en plus le déséquilibre des exportations. La Russie exporte énormément, bien que cela reste encore fortement lié aux matières premières. Sur le long terme, le pays devrait sortir de cette dépendance. A partir du moment ou le problème de cette dépendance sera réglé, l’arme des prix du pétrole (notamment grâce aux hydrocarbures non-conventionnels) devrait devenir obsolète pour les Etats-Unis. Le fait que la Russie se soit montrée beaucoup moins touchée que prévu par la baisse des prix du pétrole est déjà matière à réflexion. N’oublions pas que la récente chute du rouble a été causée essentiellement par les sanctions occidentales et non pas spécialement par les prix du pétrole.

Au niveau du rôle de l’Etat, les secteurs stratégiques sont tous nationalisés (ou mis sous tutelle de fidèles alliés du Kremlin) et les privatisations ont été très nettement freinées. Cela permet au gouvernement en place (mais aussi pour tous ceux à venir) de maintenir les principaux leviers de politique économique, essentiels pour maintenir la souveraineté nationale. Et comme ces secteurs stratégiques sont désormais la propriété de l’Etat, il est donc beaucoup plus difficile de déstabiliser économiquement le pays depuis l’étranger… En formant de gros consortiums industriels regroupés par secteurs, bien plus qu’une bouée de secours, Poutine s’est assuré d’avoir à sa disposition de véritables ministères parallèles. Et c’est sans compter un secteur bancaire assez clos (et surtout autonome) vis à vis de la mondialisation (et du système bancaire) si on compare les données russes à celle des pays d’Europe. N’oublions pas que la Russie figure encore parmi les seuls pays au monde sans banque Rothschild. Cela a donc permis de maintenir une certaine autonomie vis-à-vis des grandes banques mondiales.

Pour pallier au manque d’investissements étrangers, la nation russe redore son blason à coup de forums économiques.

A titre d’exemple ; Rosatom (ci-dessus), symbole de l’industrie nucléaire russe, fait partie d’un consortium d’Etat.

Ci-dessus, la Banque de Russie

Quant à la création de fonds souverains nationaux, elle est une véritable garantie contre les crises et permet de réaliser de grands projets à l’instar du pont de Crimée ou de la gigantesque usine de gaz liquéfié « Yamal » au nord du cercle polaire Arctique (ci-dessus). Ces politiques de grands projets, compétence devenue Européenne et non plus nationale par chez nous, reste en Russie très présente et indispensable à son développement. Un véritable atout !

La hausse de la production a donc permis à l’économie russe de devenir plus autonome, plus forte et cela est assez flagrant par rapport aux chiffres de 2013. La Russie est-elle redevenue l’URSS ? Certainement pas ! Poutine disait que le pays n’aspirait pas à redevenir une super-puissance. Le président russe reste donc lucide quant à la réalité de son pays ainsi que la place de la Russie dans le monde.

Une politique souverainiste, un leader charismatique et un « contre-système » 

« La démocratie résulte de la volonté du peuple » disait Vladimir Poutine. Il y avait fort à parier qu’il avait en tête au moment de cette déclaration le pourcentage hallucinant de russes qui se disaient en faveur de sa politique : plus de 85% ! Et encore, c’est le chiffre revu à minima par les experts internationaux qui ont été faire leurs propres sondages sur place… C’est le ciment de toute stabilité : une population qui suit son gouvernement et un gouvernement qui suit sa population. Il faut dire qu’au delà de l’économie, Poutine a contribué à redonner à la Russie plusieurs éléments indispensables à une politique antimondialiste ; d’une part faire rayonner à nouveau le pays à l’international (on verra cela plus loin dans l’article) et d’autre part en mettant fin au régime des oligarques (et des mafias).

Poutine, qu’on ne l’apprécie ou pas a été élu démocratiquement. Il se distingue de la plupart des autres dirigeants par un grand charisme. L’Occident dénonce, d’autres applaudissent ! Pourtant, malgré tout ce que disent les médias occidentaux, il faut se rappeler que jamais il n’a été question qu’un leader charismatique ne doive systématiquement être un dictateur. Les exemples de démocraties avec leaders charismatiques sont nombreux; il suffit d’avoir en tête De Gaulle pour la France, Albert 1e pour la Belgique ou encore Chavez pour le Vénézuela. Un pays avec un leader charismatique transcende les clivages des partis pour directement mener le peuple vers les questions essentielles en plus d’avoir un excellent effet unificateur/ pacificateur. Bien entendu, on parle ici d’un système politique démocratique et non-dictatorial (Russie de Poutine, France de De Gaulle, Vénézuela de Chavez, etc…) avec pour principale caractéristique la présence d’un leader charismatique (élu). Il conviendra de différencier le modèle de leader charismatique dont on parle dans cet article de la notion de « culte de la personnalité » propre à un régime dictatorial.

A l’ère de la globalisation, un système politique mondialisé s’est progressivement mis en place, notamment par la coordination des efforts entre les élites principalement occidentales. Ce processus politique mis en place par ces élites réduit grandement l’influence des gouvernements sur leurs propres pays respectifs. Là ou c’est devenu dangereux, c’est que peu à peu, les compétences (militaires, économiques, sociales, etc…) des états s’effritent. C’est au fondement d’un Etat, au principe même de son existence qu’on s’attaque ici. La plupart des contestations populaires en Europe et aux USA se basent sur cette sensation qu’aucun changement n’est possible. Dans un pays soumis au processus mondialiste, quand on élit quelqu’un, il lui reste en réalité très peu de pouvoir. L’idéologie mondialiste reflète cette idée de créer un jour un seul Etat sur Terre. Transférer les compétences nationales vers la gouvernance (vers des institutions non-élues et non représentatives des volontés populaires)… Et cela, ce sont principalement les russes, les chinois et leurs alliés qui le refusent, préférant voir les nations agir par autodétermination pour leurs avenirs… C’est donc dans ce cadre là qu’en Russie, il y a eu la mise en place d’un véritable « contre-système ». C’est la pierre angulaire de son incroyable stabilité.

Le président russe a donc mis en place à tous les échelons du pouvoir des « personnes de confiances ». Dans l’administration, les services secrets, l’économie, la justice, l’armée, les médias, les syndicats etc… Bref un immense réseau structurant tout le pays ! La plupart de ces hauts placés partagent la vision antimondialiste du président russe. Alors oui, c’est bien ici que l’on pourra parler de véritable « déficit démocratique », en revanche ce n’est pas dictatorial pour autant. Se pose donc la question de préserver la souveraineté nationale face au mondialisme quitte à faire augmenter les pouvoirs présidentiels ou alors de « démocratiser » plus le pays (selon les critères occidentaux) au risque de voir réapparaître à ces postes stratégiques des oligarques fidèles à la vision mondialiste (et finalement voir la « démocratie » totalement disparaître). Les débats sont ouverts depuis longtemps dans le pays et le peuple russe, traumatisé par les années 90 semble se montrer nettement plus en faveur de la première proposition. C’est ici la politique du moindre mal puisque sans souveraineté, la démocratie ne serait pas possible… La subtilité finalement très russe de placer des hommes de confiance face au mondialisme sans pour autant faire disparaître la démocratie représente donc une véritable force.

Autre particularité permettant à la Russie de mieux résister aux pressions extérieures, c’est un certain contrôle des ONG surtout celles à caractère pro-US. Ces ONG sont extrêmement dangereuses pour les pays de l’ancien bloc soviétique, car c’est principalement par ces relais que germent les « révolutions colorées ». « Révolutions » qui n’ont finalement rien de « démocratique » quand on voit ce qu’il en est advenu de l’Ukraine après la « révolution », ou plutôt le coup d’Etat de la place Maïdan initié par Washington. Les USA et un grand nombre d’entités mondialistes passent par ces ONG et autres relais privés (grâce aux fortunes de divers milliardaires dont Georges Soros) pour imposer leurs intérêts à des pays entiers. Ils y vont même jusqu’à grandement financer les opposants au régime, les rendant d’ailleurs illégitimes aux yeux d’une large partie de la population russe (les militants antimondialistes n’hésitent pas à pointer du doigts les liens entre les USA et les ONG…). Des mesures sont prises pour se protéger contre ces possibles coups d’Etats, et donc, de facto, beaucoup d’ONG sont interdites d’exercer leurs activités en Russie (si cela porte notamment atteinte à la stabilité de l’Etat russe). Vous l’aurez compris, ce n’est pas parce que le mot ONG veut dire « Organisation Non Gouvernementale » que cela veut dire « démocratique ». Néanmoins, certaines ONG ne sont pas à mettre dans le même panier et exercent très bien leurs vocations, ce type d’ONG sont autorisées en Russie…

Les naïfs diront que l’Open Society est une ONG ayant pour objectif un but désintéressé, voir «  » »démocratique » » ». Mais la réalité des faits est bien là, l’ONG de Georges Soros poursuit en réalité des buts politiques contre des pays insoumis au pouvoir américain. La Russie a donc placé sur liste noire les activités de ce genre d’ONG… (ci-dessus)

Quant au contrôle médiatique de l’Etat sur les grands médias, il est élevé. C’est un excellent outil contre la vision mondialiste. Libre à vous de le contester, mais gardons en tête qu’un grand média non contrôlé par l’Etat risque de tomber dans les mains du privé qui fera un travail de propagande au nom de ses intérêts propres et certainement du mondialisme. En Europe comme aux USA, l’Etat n’a aucune place au niveau des médias. Les gouvernements doivent donc se soumettre entièrement à cet appareil médiatique privé reflétant plus les intérêts des élites du privé (et donc de la gouvernance mondiale) plutôt que la volonté générale. Si le gouvernement ose dévier de sa trajectoire pour retrouver plus de souveraineté, plus d’impartialité ou simplement respecter son programme politique, il sera châtié, car il ne répondra plus aux attentes de l’oligarchie. Les dirigeants nouvellement élus doivent rendre des comptes à ceux qui leurs ont permis d’être élu (suffit d’avoir en tête l’immense campagne médiatique en faveur de Macron par exemple). De fait cela amènera à des politiques contre la volonté générale et donc à une dictature du privé (comprenant une dictature de la pensée). C’est beau uniquement sur le papier, car on y voit que « l’Etat ne doit pas s’ingérer dans les affaire médiatiques » ou encore « la liberté de presse y est garantie » etc… alors que dans les faits, on n’y voit pas la même chose. Ou alors on a la « vision russe », certes vue comme plus «  » »radicale » » » dans un premier temps (je mets les guillemets pour « vision russe » car la Russie n’est pas le seul pays adoptant cette vision). En allant jusqu’au bout de l’analyse, les effets de cette « vision russe des médias » est que le politique n’aurait aucun compte à rendre à l’appareil médiatique, puisque le lobby médiatique privé y serait pratiquement inexistant. Donc impossible d’influencer depuis l’étranger la politique générale. Finalement, cela rendrait la Russie plus démocratique, car le dirigeant nouvellement élu pourra directement exercer ce pour quoi il a été élu plutôt que de rendre des comptes. Dès lors il n’y aurait pas besoin d’imposer une politique anti-populaire ou une politique ne correspondant pas aux intérêts nationaux. Certes, ces deux visions sur la place des médias dans l’Etat sont contestables, mais la seconde a au moins le mérite de rendre le pays plus indépendant du mondialisme et de son gigantesque appareil médiatique. Il ne faut jamais sous-estimer la force des médias « mainstream » sur un pays !

L’armée russe, un gage de sûreté

L’armée russe est la seconde armée du monde juste après les Etats-Unis, et elle est pratiquement équivalente à l’armée chinoise en terme de puissance. 3e par le budget, l’armée russe gardera et perfectionnera ses capacités à la hauteur de ses ambitions : presque 800000 hommes toutes armées confondues (terre, mer, air etc…), et 3 millions de réservistes. Plus de 15000 tanks (dont des dizaines de milliers d’autres stockés dans divers entrepôts), 4000 avions de guerre, 16000 ogives nucléaires (dont près de 7000 opérationnelles). Le pays comptait 600 missiles nucléaires et plus de 80 bombardiers nucléaires en 2012. Plus de 55 sous-marins en 2015 (dont plus d’une dizaine lanceurs d’engins), 1 porte-avions (plusieurs autres en projet dont un porte-avion léger). Pas moins de 170 entreprises dont 45 chantiers navals emploient 200000 personnes, permettant ainsi au pays d’assurer un renouvellement permanent de sa flotte. Le complexe militaire russe comporte des milliers d’entreprises et des millions d’emplois.

Le pays s’est également doté d’armes ultra-modernes à l’image du t-14 Armata, des missiles S-400 et S-500, des missiles hypersoniques Zircon, de l’avion dernière génération T-50 ou encore du célèbre tank « Terminator ». La nouvelle arme russe la plus puissante reste néanmoins le missile nucléaire « Satan II », capable de raser des pays grands comme la France en cas de conflit.

Ci-dessus, un modèle désarmé d’un missile « Satan » impressionne les visiteurs. Ce missile peut transporter entre 10 à 15 têtes nucléaires.

Le gouvernement a fait décoller les dépenses militaires, il faut continuellement améliorer une armée qui avait perdu de son lustre. Poutine a fait grimper le budget de la défense de 44% entre 2014 et 2016, l’objectif, à terme, étant d’atteindre les 100 milliards dépensés annuellement dans la défense. Le but est de rattraper les chinois et les américains (le premier cumulant 188 milliards de dollars dans son budget de défense (en 2013), le second 640 milliards ! (2013)). Enfin les bases militaires russes à l’étranger en dehors de celles en Syrie se trouvent toutes sur le sol des ex-républiques de l’URSS. L’armée russe n’a pas pour vocation d’attaquer des états souverains (ni en Europe, ni même les USA), mais principalement de défendre la Fédération de Russie contre toutes provocations de l’OTAN principalement (bras armé de la politique américaine en Europe et de l’idéologie mondialiste).

Les plus gros budgets militaires du monde

En matière de défense, le pays a totalement revu sa doctrine militaire. En 1990 l’armée rouge était constituée de gros bataillons. Une armée de terre régulière de 2 millions d’hommes et alignait 202 divisions contre 10 pour la France à la même époque…  Après la chute du bloc soviétique, tout a totalement été changé. Poutine a fait adopter de nouvelles doctrines militaires et des restructurations ont été mis en oeuvre. Alors que l’URSS misait sur le nombre pour l’emporter en cas de conflit, la Russie actuelle opte pour une armée nettement plus réduite en personnel actif, mais beaucoup plus mobile. Le nombre de réservistes reste très élevé en cas de conflit majeur. Mais il est important ici de souligner que la priorité est désormais axée sur le développement de nouvelles technologies militaires. Il faut surpasser les adversaires dans les domaines ou ils sont les plus faibles et garder une symétrie de l’armement envers eux là ou ils sont les plus forts.

Autre nouveauté par rapport à l’URSS : c’est le « décloisonnement » de la recherche militaire. Désormais plusieurs départements travaillent entre eux pour élaborer ces nouvelles technologies alors que sous l’URSS, ils étaient cloisonnés. L’idée est désormais de privilégier la qualité de l’armement et un coût relativement faible plutôt qu’une grande armée très onéreuse. Il faut adapter l’armée aux besoins modernes, notamment à la lutte contre le terrorisme ou encore pour les interventions militaires à l’étranger (aider des alliés comme la Syrie par exemple). C’est ainsi que la Russie pourra freiner les avancées de ses adversaires mondialistes dans certaines régions du monde. La mobilité et la rapidité de réaction de l’armée permettent donc au pays de peser sur la scène internationale.

Une nouvelle doctrine militaire depuis 2014 (vidéo) :

L’OCS, l’énorme relais antimondialiste. 

L’OCS rassemble le pays le plus vaste du monde et les deux plus peuplés. La population des membres permanents réunis représente presque 4 milliards d’habitants, soit plus de 45% de la population mondiale. L’organisation permet d’offrir un espace de discussion entre les 3 puissances (Russie, Chine, Inde), chacune souhaitant exercer son influence dans le pré-carré que représente l’Asie centrale. Dire que la Russie est un pays « isolé » est donc la plus grande des absurdités. Avec aisément plus de 30% du marché mondial et 30% PIB mondial, l’OCS est la deuxième plus grande organisation dans le monde après l’ONU ! L’OCS n’est pas encore à titre officiel une organisation purement stratégique avec des directives claires à suivre mais elle a permis à la Russie d’étoffer son réseau d’alliés contre la politique de Washington.

Si on compile l’ensemble des budgets militaires ainsi que les forces armées des pays membres, on peut arriver en peu de temps à une entité surpuissante, ayant un budget égal à l’OTAN mais aux effectifs nettement plus nombreux (et c’est sans compter tous les complexes militaro-industriels de ces pays et les pays observateurs tels que l’Iran qui pourraient s’y ajouter très prochainement)… N’oublions pas que l’idéologie mondialiste s’appuie sur la création de blocs supra-nationaux lui permettant peu à peu de diriger les pays vers ce projet de gouvernement mondial en transférant leurs autonomies vers la gouvernance… La région du monde ou cela semble être au stade le plus avancé reste l’Europe avec l’UE. Mais l’OCS reste l’un des rares blocs ayant plutôt tendance à lutter contre le mondialisme. La Russie par ce relais augmente son influence et se hisse en leader (aux côtés des chinois) contre cette vision de monde unipolaire au grand dam de Washington…

Le cyberespace et la politique russe de l’internet.

Il est incontestable que les USA, créateurs de l’internet, sont les leaders mondiaux dans le domaine. Un contrôle accrus sur le monde a été révélé par Edward Snowden. Pratiquement tous les pays du monde sont surveillés. Les USA ont placé, pendant des décennies, partout dans le monde des logiciels espions dormants. Ces logiciels affectent l’approvisionnement, les centrales électriques, les programmes nucléaires et bien plus encore. Personne n’y échappe, aucun gouvernements. Snowden avait parlé de cela en prenant l’exemple du Japon, pourtant un fidèle allié des USA. L’ensemble des infrastructures notamment électriques du pays ont été truffées de ces logiciels. Ainsi, si le Japon décidait de ne plus être l’allié des Etats-unis, ces derniers pourraient littéralement mettre le pays au point mort ! Toute l’électricité serait coupée, l’internet aussi et de nombreux autres systèmes informatiques ou comportant des puces seraient hors d’usage.

Des virus ont même été implantés dans des centrales nucléaires iraniennes pour modifier la vitesse des centrifugeuses d’uranium et ainsi impacter sur le programme nucléaire iranien. Des attaques similaires ont eu lieux en Chine, en Russie… En Russie, ces cyberattaques avaient affecté les banques juste après les élections présidentielles américaines. L’objectif était de créer une panique généralisée dans la population pour provoquer une crise bancaire dans le pays. La version officielle des USA était la vengeance contre le « piratage des élections par les russes ». Ces accusations ne sont pourtant fondées sur aucune preuves concrètes… Et c’est malheureusement bien loin d’être exhaustif… Dans le cas de la Russie, jusqu’en 2006, elle importait encore à tout va du matériel informatique américain et européen, même pour la gestion de son armée, pour la gestion de ses dossiers les plus sensibles (les installations de missiles nucléaires etc…). Les américains savaient tout et avaient infiltré l’ensemble du réseau russe.

Au alentours de 2006 le pouvoir, ayant constaté l’ampleur du danger, avait décidé de remplacer le matériel informatique importé par du matériel national. Il fallait rendre le pays beaucoup moins accessible aux agences américaines. Très vite, un secteur informatique hautement compétitif a émergé en Russie et de nombreux experts en cybersécurité ont été recrutés. La plupart des infrastructures russes sont désormais plus ou moins protégées dans le cyberespace. Une nouvelle guerre, invisible cette fois commençait, opposant chinois et russes aux américains. Le retard technologique russe dans le cyberespace était immense. Encore aujourd’hui, bien que dépassant la plupart des pays du monde dans le domaine, la Russie garde un certain retard par rapport aux USA. Ce qui rend les accusations de « piratage russe » des élections américaines moins crédibles, surtout quand on sait que les USA sont par excellence le pays le mieux défendu au monde dans le cyberespace.

La Russie dispose de nombreuses autres particularités qu’aucun autre pays du monde ne possède dans le domaine (à l’exception des USA). Alors que la plupart des pays du monde adoptent Facebook, Twitter, Youtube, Google etc, tous contrôlés par les Etats-unis, la Russie, elle, dispose de plateformes similaires mais entièrement Made in Russia. Vkontakte, le « Facebook russe » en est l’exemple le plus connus. Odnoklassiniki et Yandex sont d’autres exemples que l’on pourrait citer (et sont les plus visités dans le pays)… Tout un « éco-système » de réseaux sociaux et autres plateformes de l’internet confère au pays une indépendance totale vis à vis des USA dans ce domaine. Néanmoins, il ne faut pas oublier que malgré son caractère très national, l’internet russe reste grandement libre, ainsi fort est de constater que Facebook, Twitter et cie gardent une implantation relativement solide. Les réseaux sociaux russes sont peu connus en Occident, car très peu utilisés, à l’exception des rares dissidents européens qui y trouvent refuge pour leurs discours. Il n’y a de grands succès pour ces réseaux sociaux qu’en Russie ainsi que dans la plupart des anciens territoires de l’ex-URSS. Alors que par chez nous l’internet tend de plus à être contrôlé pour motif « sécuritaire », en Russie il reste tout à fait libre contrastant avec les médias d’Etat. Libre à la population russe y compris opposée au gouvernement de pouvoir se faire sa propre opinion directement sur internet…

Ce que l’on doit retenir…

La conclusion qu’on peut tirer de cet article est que la Russie dispose d’une souveraineté totalement retrouvée. A partir de ça, on peut déjà déduire que beaucoup de choses ont été faites. Sans souveraineté aucun progrès n’est possible. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses raisons à la « crise de pensée » que traverse actuellement l’Occident. On peut constater la grande indépendance que possède la Russie vis à vis du reste du monde dans le cyberespace ou encore par l’apparition d’un certain softpower. Cette Russie qui se présente comme leader alternatif à la vision unipolaire du monde semble porter à merveille ce titre. L’image de la Russie d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celle d’une URSS totalitaire qui se présentait comme la « mauvaise alternative » au mondialisme selon l’Occident… Aujourd’hui, ces arguments contre la Russie sont devenus obsolètes, mais la presse occidentale, avec 10 ans de retard semble malgré tout continuer à s’obstiner de faire véhiculer cette mauvaise image du pays. Quand à la géopolitique du géant russe, il exerce un poids croissant c’est sûr. Que ce soit grâce au tremplin que sont l’OCS et l’allié chinois ou par la puissance retrouvée de son armée, la Russie sait désormais se faire entendre et peser sur les décisions internationales. Le projet de créer un seul gouvernement sur Terre est-il faillit ou simplement retardé ? Seul l’avenir nous le dira ! Une chose est sûre, la Russie est bien plus qu’une simple épine dans le pied de l’ogre mondialiste !

 

Sources : 

fr.actualitix.com/blog/evolution-du-pib-de-la-russie.html

youtube.com/watch

jonjonweb.wordpress.com/2016/12/23/poutine-notre-homme-de-lannee-quand-la-geopolitique-simpose-face-au-mondialisme

egaliteetreconciliation.fr/Le-mondialisme-en-guerre-contre-le-nationalisme-12115

youtube.com/watch

mucif.org/Religions.Q/b6969a/_La_mondialisation_ce_n_est_pas_le_mondialisme_#Religions.Q/b6969a/_La_mondialisation_ce_n_est_pas_le_mondialisme

Livre « La Russie pour les nuls » (E. Berg)

Livre « Chroniques du choc des Civilisations » (A. Chauprade)

Livre « Comprendre L’empire » (A. Soral)

voxnr.com/cc/dep_mondialisme/EupAVyuFyAgiVXYtTL.shtml

wikistrike.com/article-la-russie-et-la-chine-se-preparent-a-une-troisieme-guerre-mondiale-contre-les-etats-unis-d-amerique-86216176.html

polemia.com/sanctions-contre-la-russie-boomerang-contre-la-france

youtube.com/watch

 

 

 

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